08/04/2012

Droits de l'homme: la France n'est pas un exemple pour la Syrie

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Les pays occidentaux parlent sans cesse des droits de l'homme, mais ce sont ces pays qui ont constamment violé les droits humains.  La France est l'inventeur des camps de concentration...

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Il y a 70 ans, des milliers d'Espagnols fuyant le franquisme entrent en France. Plusieurs expositions plongent dans ce passé longtemps refoulé...
C'est un épisode oublié de l'histoire, la Retirada, ça signifie "Retraite" en espagnol. Ce terme n'est pas assez dur pour désigner ce qu'ont endurer les personnes concernés par l'histoire qui va suivre...

Nous sommes en 1938, à la veille de la seconde guerre mondiale. En Espagne, le dictateur Franco obtient des pouvoirs accrus. Ses alliances avec Hitler constituent une menace pour la France, la population espagnole est inquiète pour ses libertés. Le début de l'année 1939 va tout provoquer. En janvier 1939, à la fin du mois, la prise de Barcelone par l'armée franquiste précipite tout un peuple de réfugiés, civils et militaires, aux frontières françaises des Pyrénées-Orientales. Le 28 janvier 1939 les autorités françaises ouvrent la frontière de Cerbère à Bourg Madame afin de laisser passer le flot des miliciens et civils - femmes, enfants, vieillards - qui fuient l’Espagne tombée désormais aux mains des franquistes. Environ un demi-million d'exilés en trois semaines, avant que les phalanges du Caudillo ne verrouillent le pays.
En deux semaines seulement, 100 000 réfugiés vont passer le col d'Arès, à Prats de Mollo. Tous les points de passage sont concernés. Le col du Perthus, la route de Cerbère voient passer les foules. C'est par le col d'Arès que les premiers réfugiés arrivent, le 27 janvier 1939, en France. Arrêté à Prats de Mollo, ils s'installeront comme ils pourront dans la ville. Le lendemain le mouvement s'accélère au point d'inquiéter les autorités. L'école primaire est réquisitionné mais il manque rapidement de la place pour les loger. Par crainte de débordement, les autorités envoient en nombre des gardes mobiles et des tirailleurs sénégalais. Dès le 29 des convois partent en direction du camp de triage du Boulou. Le 31 janvier le ministre de l'intérieur se rend à Prats de Mollo pour assister à cet exode humanitaire. Pour accueillir ces réfugiés on construit quatre camps de concentration dans la vallée du Tech. Les abris sont construits en branches, feuilles, tout ce qui peut servir est récupéré. Les arbres environnants les camps sont abattus pour faire du bois de chauffage. Pour contrer le froid on en vient à brûler le matériel scolaire et les crosses des armes à feu. Il faut acheminer en urgence 30 tonnes de nourriture par jour pour faire survivre cette marée humaine. Le 13 février la frontière est officiellement fermée, gardée par les soldats de Franco. 35000 réfugiés sont toujours internés dans les camps de Prats de Mollo, bien d'autres le sont dans les autres camps du département. La nouvelle vague de froid qui s'abat sur la vallée pousse les autorités locales à ouvrir tous les lieux publics, les églises, les écoles, et fait réquisitionner les granges, les appartements, les garages, etc. Les camps seront définitivement fermés fin mars, mais cet hiver fut considéré comme un calvaire par ses espagnols fuyant Franco. Dans le même temps Cerbère voit arriver une masse considérable d'espagnols. Franchissant la frontière, ils furent internés de la même manière dans des camps créés de toutes pièces sur la plage d'Argelès sur mer. Si le froid ne les a pas autant touché que leurs compatriotes laissés à Prats de Mollo, ils durent toutefois subir les affres des épidémies. 250 000 réfugiés passeront par ce camps d'Argelès durant l'hiver 1939. Rien qu'au mois de mars 1939, c'est pas moins de 77000 qui furent internés à Argelès. Un autre camp fut ouvert à St Cyprien, il accueillit 90000 personnes. A St Laurent de Cerdans, autre lieu de passage, 70 000 réfugiés arrivent au village. 5000 ont pu être logé sur place, en particulier dans une fabrique de sandales transformées en dortoir. Au total, en quinze jours seulement, c'est plus de 450 000 personnes qui arrivent dans le département. Afin de canaliser le flot de républicains, les autorités les firent donc passer de camps de concentration locaux (Prats, Argelès) dans des camps plus vastes, dans la plaine : le Camp Joffre, qui connaîtra les premières parties sombres de son histoire.

http://www.jeanpierrecrochet.fr/index.php/2009/01/21/2068...

Une partie des Espagnols des camps de concentration français, a été emprisonné (et est décédée) dans les camps de concentration des nazis en Allemagne.

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