03/21/2011

Réfugiés politiques: homme Tchétchène risque à mourir

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Le réfugié politique tchétchène, Arbi Zarmaev, risque à mourir

Le 8 Mars 2011, le ministre de la justice belge Stefaan De Clerck (Démocrates-chrétiens), a décidé que le réfugié politique tchétchène, Arbi Zarmaev, sera expulsé et extradé vers les autorités tchétchènes.

J'avais fait un rendez-vous aujourd'hui avec un groupe d'environ 40 Tchétchènes et certains représentants des mouvements de droits de l'homme, au Parlement européen à Bruxelles.

Quand j'ai rencontré les membres du groupe (il n'y avait aucune action à ce moment), un policier en civil m'a demandé ma carte d'identité. J'ai refusé. Un autre policier en civil et un policier en uniforme ont de nouveau demandé ma carte d'identité. J'ai de nouveau refusé en disant que j'avais le droit de circuler et de rencontrer des autres citoyens.

Puis, je suis allé avec les Tchétchènes à une place herbeuse avec une belle fontaine où j'ai déroulé avec l'aide de l'un des Tchétchènes, ma bannière "Free Arbi - alive".

Ensuite, j'ai demandé les Tchétchènes à venir sur la pelouse afin de faire une photo de notre groupe.  Des policiers en civil et uniforme l'ont empêché.  

Immédiatement après, nous étions complètement entourés par un cordon de 25 policiers dont 20 policiers en uniforme. Ils nous ont demandé nos cartes d'identité.  Un policier m'a menacé de m'enfermer pendant 12 heures si je lui refusais de donner ma carte d'identité.

Un des policiers a tiré la bannière de mes mains et l'a détruit.

Après avoir attendu une demi-heure, on nous a redonné nos cartes d'identité et nous avons été obligés de quitter.

Un agent de police nous a dit que l'interdiction n'était pas seulement une mesure de sécurité par rapport du Parlement européen mais que nous avions besoin d'une autorisation pour protester.

Arbi Zarmaev, le tchétchène réfugié politique est déjà pendant 21 mois enfermés dans la prison de Bruges. Il a été accusé d'avoir fait sa demande de séjour en Belgique sous 'un faux nom'. Il a également été accusé de 'vol'. Mais ces allégations ne semblent pas été corrects.

Arbi pèse actuellement 50 kilogrammes (100 livres). Il a des blessures graves au visage, prouvant qu'il a été battu.

S'il est extradé vers la Tchétchénie comme ancien commandant de l'armée tchétchène, il sera certainement torturé et assassiné. 

Sa femme et ses trois enfants (2 ans, 5 ans, 10 ans) vivent actuellement en Belgique. Sa famille craint pour sa vie. 

 

Jan Boeykens, président de l'association Werkgroep Morkhoven 


Photo: le ministre de la justice belge Stefaan De Clerck

 

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